La notation en couleur

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Remarques pédagogiques :

La note la plus basse est ainsi associée à un joli rose très effacé pour ne pas mettre l’accent sur ce qui pourrait-être considéré comme une mauvaise note. Le commentaire « presqu’assez bien » est là pour encourager l’apprenant.

Un long débat a tout de même été entrepris pour se demander si les petites filles ne choisirais pas de ne plus travailler juste pour avoir un joli rond rose sur leurs copies.

Nos spécialistes ont rétorqués que grâce au programme « Bleu pour les filles et rose pour les garçons », ce serait plutôt les petits garçons qui seraient susceptibles d’avoir ce comportement et non les filles.

Connaissant l’esprit combattif des garçons, il a donc été conclu par nos spécialistes que cette couleur rose ne devrait pas influencer la mise au travail des apprenants de sexe masculin.

La note la plus haute est représentée par la couleur rouge pour revaloriser cette couleur trop souvent associée par le passé, aux échecs. De plus cela participe au programme lancé l’an passé nommé « Ne jette pas tes stylos rouges ».

En effet, avec ce nouveau système de notation, ce n’est plus une, mais cinq couleurs dont vous aurez besoin pour noter la copie. Le choix aurait pu être fait de ne pas inclure la couleur rouge à notre système.

Cependant c’est en pensant aux professeurs ayant faits un gros stock de stylos rouges d’avance que nos spécialistes de la pédagogie ont décidé de l’utilisation de cette couleur rouge afin que le professeur prévoyant n’aie pas perdu son investissement.

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Afin d’accompagner les professeurs dans leur appropriation de ce nouveau système de notation et pour leur montrer que le ministère fait des efforts de qualité pour des supports pédagogiques modernes, la ministre a fait appel au célèbre designer Philippe Starsky & Hutch afin de trouver une solution à la fois pédagogique et esthétique pour la mise en oeuvre du projet Des pastilles de toutes les couleurs.

« Philippe Starsky & Hutch a travaillé sans relâche toute une nuit et à un prix n’excédant à peine le centième du budget de l’éducation nationale. Un vrai cadeau de la part de ce professionnel reconnu. Il a mis au point un outil révolutionnaire qui sera bientôt entre toutes les mains de nos professeurs et je tiens à l’en remercier personnellement et au nom de tous les acteurs de l’éducation nationale » a déclaré émue la ministre.

Ainsi un kit « notation facile »* gratuit sera remis dès la rentrée à chaque professeur afin de lui faciliter son travail de notation et de le rendre ainsi opérationnel dans les plus brefs délais. « Rien n’a été laissé au hasard » a déclaré à notre correspondant. Le kit comprend :

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A terme, la ministre aimerait mettre en place le système de la note unique.

Le projet est encore à l’étude et la ministre ne souhaite pas brusquer les choses.

En effet ce projet pose beaucoup de questions techniques dont une qui ne semble pas encore résolue et qui absorbe toutes les discussions des spécialistes de la pédagogie : Quelle couleur choisir pour cette note unique ?

Faut-il choisir une des couleurs utilisées dans le système à cinq couleurs sachant que chacune sera alors connotée d’un niveau ? Faut-il alors utiliser une toute nouvelle couleur ? Mais nos spécialistes ne sont pas d’accord sur la couleur à utiliser. Certains prônent le bleu ciel, d’autres le vert caca d’oie, d’autres encore le jaune fluo. Nous voyons bien que cette évolution significative du système de notation n’est pas encore totalement aboutie.

Il est à noter que l’idée de « la notation sans note », longtemps dans les cartons de nos plus grands spécialistes de l’éducation, a été abandonnée par la ministre qui ne veut pas en entendre parler :

« Ce serait toute l’industrie du stylo bille et du feutre-fin que l’on mettrait en péril si les professeurs se mettaient à ne plus noter ».

6 - quelques témoignages de professeurs utilisant déjà cette notation :

« C’est extraordinaire cette notation : mes élèves sont désormais plus épanouis et moins agités. Par exemple, avant, j’avais un petit qui crachait sur ses camarades, et bien maintenant ce petit crache par terre ».

Judith B., institutrice en Seine Saint-Denis.


« Je m’éclate vraiment à mettre ces nouvelles notes. Je peux enfin utiliser mes pinceaux pour mon travail au quotidien. ».

Gustavio M., professeur de dessin, académie de Paris.


« Au début, je me demandais pourquoi des ronds de couleurs et non pas des carrés de couleur pour noter, mais j’ai ma réponse : le rond est plus intuitif et rapide à dessiner qu’un carré et une note doit se juger dans l’instant et non être le fruit d’un raisonnement qui pourrait amener le professeur à changer sa note le temps qu’il dessine son carré.

Franky V., professeur de philosophie, académie d’Amiens.


« Trop d’la balle ces notes ! ».

Jim C., professeur d’EPS, académie de Toulouse.


« J’avais un peu trop peur de ne pas arriver à faire les moyennes avec ces nouvelles notes, mais je me suis inquiétée pour rien quand je me suis aperçue que mon fils de cinq ans y arrivait très facilement. Depuis il participe à mon travail. »

Isabelle T., professeur de Lettres, académie de Dijon.


« Une découverte heureuse ! Un vrai changement de paradigme. »

Ludovic B., professeur de Philosophie, académie de Versailles.


« Pour la première fois de ma vie je prend plaisir à corriger des copies. »

Floriane S., professeur d’Histoire, académie de Versailles.


« Je suis enseignant mais daltonien. A l’annonce de cette réforme j’ai cru que je ne pourrais plus jamais assurer la totalité de mon travail. Heureusement tout a été prévu en amont par l’équipe qui s’est occupée du projet. En effet un professeur-correcteur m’a été alloué et c’est désormais lui qui corrige mes copies.»

Jacques S., professeur de Technologie, académie de Reims.


« Avec ce système, on peut aussi faire les moyennes avec la méthode de Gauss sans passer par le théorème d’Euclide. C’est plus facile qu’avec la petite calculatrice fournie ».

Rachid R., professeur de Mathématiques, académie de Créteil.


« Le concept est intéressant. Les couleurs sont jolies. Les gadgets sont rigolos. Peut-être cela m’incitera-t-il à faire davantage de contrôles ? »

Florian C., professeur de SVT, académie de Bordeaux.


« Avec ma collègue on n’est pas d’accord sur la deuxième couleur : orange pour elle, jaune pour moi. Elle peut continuer à mettre du orange si elle veut, en tout cas, moi je continue à faire mes petits ronds jaunes sur mes copies ».

Catherine B., professeur d’Anglais, académie de Grenoble.


« Parfois après un travail en autonomie, je demande à mes élèves de prendre leur propre feutres et d’effectuer une autocorrection de leurs copies. Ils adorent ça. Ils me disent qu’ils préfèrent ce genre de séance quand je ne suis pas dans la salle. Et puis je demande au délégué de classe de recopier les notes obtenues sur mon carnet de note et de me remettre le carnet dans mon casier. ».

Mamadou H., professeur d’Histoire, académie de Guadeloupe.


« Je respire. J’avais acheté des tonnes de stylos rouges et heureusement le rouge reste dans la nouvelle notation. D’ailleurs je vais essayer de me débarrasser le plus vite possible de ce stock de stylos rouges en mettant davantage de notes rouges à mes élèves. Comme cela si le système change à nouveau, je n’aurais pas de mauvaises surprises ».

Rachel T., professeur d’Espagnol, académie de Nice.


« Ce changement de notation m’a fait peur au début mais maintenant je n’ai plus peur. ».

Edmée B-H-V., professeur de Lettres, académie de Paris.


« Alors moi, je me suis approprié ce système et je l’ai personnalisé : à la place du rose j’ai mis du marron, à la place du orange j’ai mis du rouge, à la place du vert j’ai mis du violet, à la place du bleu j’ai mis du noir, et à la place du rouge j’ai mis du gris. mais comme je ne souhaite pas que mes élèves soient perdus avec mon système de couleurs et celui utilisé par les autres profs, je mets en haut de la copie, et ma couleur pour la note, et la couleur conventionnelle correspondante ! ».

Richard L., professeur de SVT, académie de Lille.

« Avec cette nouvelle notation mes moyennes ont augmenté. Sans changer mes pratiques pédagogiques j’ai ainsi réussi à faire progresser mes élèves. C’est simplement démentiel ».

Florence V., professeur de Français, académie de Strasbourg.